L'établissement

Don d’organes : un geste qui sauve

Par admin maurienne, publié le mardi 17 mars 2026 12:20 - Mis à jour le mardi 17 mars 2026 12:20
Le don d’organes permet de sauver ou d’améliorer la vie de nombreux patients. Pourtant, faute d’en parler avec leurs proches, certaines familles refusent. S’informer et exprimer sa position est essentiel pour permettre davantage de greffes.

Dans le cadre du cours de SVT et du parcours citoyen, tous les élèves de 3ème ont bénéficié d'une sensibilisation au don d'organes et de tissus. 

Vendredi 6 et Jeudi 12 Mars, à l'annexe du Collège Maurienne. Ont animé la séance : Infirmiers du centre de coordination des dons d'organes de l’hôpital de Chambéry, et témoignage d'une personne greffée.

Article rédigé par une élève de troisième à l'aide des notes prises en séance.

Le don d’organes est un acte qui sauve des vies ou en améliore grandement la qualité. C’est un acte qui montre une grande humanité, on ne nous payera pas pour cela, et alors ? Le fait de pouvoir sauver jusqu’à sept vies n’est-il pas assez beau ?

80 % de la population se dit favorable au don d’organes, pourtant le moment venu, 36 % s’y opposent. Sur 67 millions de français, seuls 300 000 sont inscrits sur le registre national des refus, registre q

ui répertorie touts les individus qui ne veulent pas donner leur organes.

Lorsque l’on arrive en situation de mort encéphalique, c’est-à- dire une mort qui a conduit à détruire totalement le cerveau du concerné – sorte de coma duquel on ne se réveillera jamais – les équipes médicales permettent aux organes de rester en action en maintenant le corps artificiellement en vie.

Ensuite elles consultent le registre national des refus pour savoir si le nom du mort y est inscrit. Si non, elle consultent les proches pour savoir si la personne morte leur en avait parlé ou si elle y était opposée. C’est pour cela qu’il faut en parler à ses proches, que l’on soit d’accord ou non.

Si le défunt était favorable au don d’organes, plusieurs possibles receveurs vont être contactés, car si l’un d’eux est malade ou injoignable, c’est un autre qui bénéficiera de la greffe. La greffe est prête à être effectuée lorsque le receveur est médicalisé prêt à être greffé. Les équipes médicales vont alors extraire l’organe du corps du receveur et le transporter dans des glacières médicales jusqu’au patient en attente de transplantation. Le temps est compté ! Si un rein peut être conservé hors du corps pendant 48 heures, le pancréas et le foie restent en bon état 12 heures, les intestins 6 heures et le cœur et les poumons 4 heures.

En 2025, 23294 personnes étaient inscrites sur la liste nationale d’attente, d’attente de quoi ? D’un don d’organe. De tous ceux-là 966 sont décédés.

Sur les 3188 personnes en situation de mort encéphalique, seuls 1590 ont donné leurs organes. C’est déjà plus de la moitié. Ces donneurs ont permis de réaliser 6148 greffes.

Mais combien ne seraient pas morts si toutes ces personnes avait été informées sur le don d’organes ?

Si elles avaient su éviter les clichés ? Si elles en avaient parlé à leurs proches ?

Je ne rejette la faute sur personne, car si l’on ne veut pas donner ses organes, c’est un droit, tout le monde peut avoir ses raisons. Et l'on peut s'exprimer sur le registre des refus à partir de 13 ans.

Soyons optimistes, l’année 2025 est une année de record. En 2017, 2120 greffes avaient eu lieu – c’était l’année durant laquelle le plus grand nombre de greffes avait été effectué – en 2025 c’est quand même 28 de plus. Entre 2024 et 2025, le nombres de greffes a augmenté de 1,5 % – soit 95 de plus.

N’oublions quand mème pas que l’on peut donner une partie de ses organes en étant vivant. Ces dons vivants concernent des organes qui n’empêchent pas de vivre, tels qu’un rein, un lobe de foie ou encore de la moelle épinière. Ces dons ne peuvent s’effectuer qu’entre deux personnes compatibles de la même famille et concernent 9 % des greffes. Si dans une même famille nous n’avons qu’une chance sur quatre d’être compatibles, parmi tous les donneurs potentiels nous avons une chance sur un million.

D’ailleurs, quels organes donne-t-on une fois mort ?

D’abord le don ne concerne pas que les organes mais aussi les tissus. C’est à dire certains os, les artères et les veines, les valves cardiaques, la cornée de l’œil, la peau, les tendons et les ligaments.

Ensuite parmi tous les organes que nous pouvons donner – cœur, intestins, reins, foie, poumons, pancréas – ne pourront être prélevés que ceux en bon état. L’important est de ne pas faire un cadeau empoisonné au greffé.

La greffe est gratuite, aussi bien pour le donneur que pour le receveur. Pour préserver la sécurité de tous, la greffe est anonyme. Sinon comment assurer la gratuité et comment ne pas engendrer des rémunérations informelles ? Le greffé a tout de même la possibilité d’écrire une lettre de remerciement à la famille du donneur qui sera anonymisée – c’est à dire que l’on enlèvera tous les détails pouvant donner des indices sur l’identité de l’auteur/e – par des services spécialisés.

Moi, j’ai pris ma décision, et vous ? Réfléchissez-y et parlez-en !